Entre nous...

La manie des ressemblances

7 juin 2016

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Plus ça va, plus j’ai envie de poster des billets d’humeur…

Bien entendu, je vous parlerai toujours de mode ici, de beauté un peu, de coup de cœur encore. Mais il y a une chose que j’aime faire par dessus tout, c’est rédiger un billet d’humeur. Dans la vie, je suis une fille plutôt bavarde, plutôt à l’aise pour livrer mes états d’âme au besoin, passer du rire aux larmes, ne pas m’empêcher de disserter sur un sujet qui n’a plus lieu d’être, avouer mes sentiments sans cesse à ceux que j’aime, bref, une vraie meuf !

Mais alors, me diriez-vous ? quel est le rapport avec la choucroute ? Bah, un peu plus haut, sur la photo, c’est moi ! à gauche, je sais pas quel âge je devais avoir, je dirai entre 4 et 5 ans, à droite, une pré-ado en herbe, heureuse de vivre, ce qui n’a pas changé rassurez-vous, disons que mon sourire n’est plus aussi innocent. Les épreuves sans doute, en grande partie depuis un an, depuis que mon pilier, mon rayon de soleil, ma complice de jamais, ma maman, est gravement malade, mais ce n’est pas le sujet ici.

Le sujet étant que depuis que je suis maman, et je pense que tous les parents font ça, on est très souvent en train de faire des comparaisons entre la chair de notre chair et nous même. Il y a certes une grande part de vérité là dedans, une belle part de génétique aussi, une autre part pour l’éducation et le mode de vie. Mais voilà, lorsque l’on devient soi-même parent, on retombe en enfance systématiquement, notre enfant touche du doigt nos principales faiblesses mais dévoile aussi les nombreuses forces dont nous disposons. C’est indescriptible, c’est déroutant et à la fois magique.

Un matin, j’accompagne ma fille à l’école. Un peu fatiguée, comme tous les matins, je me fais harponner par la maîtresse remplaçante (adorable d’ailleurs). Je précise que la maîtresse récurrente (et directrice de l’école) ne m’a jamais trop parlé, disons qu’il n’y jamais eu de problème majeur avec Giulia. En bref, ma fille savait qu’elle me parlait et s’est mise à se cramponner à moi, en pleurs.. On a mis le doigts sur la confiance de Giulia, sa façon d’être avec les autres mais surtout son manque d’indépendance lié à une belle relation qu’elle entretient avec une petite copine mais très exclusive. Difficile pour elle de se détacher sans souffrance, comme une relation de dépendance. Ce matin là, sans qu’elle me voit, j’ai pleuré avec elle. Pourquoi ? parce qu’en un instant, tout cela me ramenait à moi, à ma relation fusionnelle avec ma maman, avec la peur d’être rejetée sans cesse. C’était troublant. Et je me demandais si finalement ce genre de comportement se pouvait ainsi se répéter ?

Je vous rassure, avec le recul, je suis en mesure d’aider ma fille, même si j’y travaille toujours ! Depuis cela, l’abcès a été crevé. Tout le monde en a pris conscience et le chemin est entrain de se faire. Mais voilà, tout ça pour dire que certaines similitudes peuvent être déroutantes, quand nous même adultes, nous nous battons encore avec ça. Et c’est aussi là que nous pardonnons les imperfections de nos parents….

Le cycle de la vie.

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