Entre nous...

Bonne année, et surtout une bonne santé !

18 janvier 2018

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Je pourrais bien sûr vous parler de mode ou « comment porter le manteau en fausse fourrure cet hiver », parce que j’y ai pensé oui, parce que j’en ai toujours envie… Mais finalement, cette envie de « futilités », bien que nécessaires, ne l’a pas emporté sur le reste.

Le reste ? Les choses de la vie disons-nous, ou comme on a coutume de citer « c’est la vie… » « la vie te met à l’épreuve » « après la pluie vient le beau temps »… Citations banales, parfois utiles, mais pour le moins agaçantes quand tout s’assombrit vraiment, quand les évènements s’enchaînent sans forcément avoir le contrôle de tout.

Une chose que j’ai bien intégré en cette année 2017 (et bien heureuse qu’elle soit terminée) c’est l’importance d’être en bonne santé. Je me rappelle encore, aux moments des vœux, mes grands-parents me souhaitant « mais surtout ma fille, une bonne santé ! », sincèrement, qu’est-ce que je trouvais ça barbant et banal. Du haut de mes 37 ans (bientôt 38), je mesure l’importance de cette phrase souvent lancée de manière presque automatique. La santé permet tout ou presque. Du moment que l’on peut se lever le matin, tout est possible.

Alors oui, il faut se battre : trouver un boulot motivant, gagner de l’argent, gérer les conflits avec son enfant, soigner ses peines de cœur… Mais chaque matin, je me dis qu’avec la santé, on peut solutionner tout ça, même si l’on met le temps, même si l’on peine à se motiver.

Depuis l’annonce de la maladie de ma maman et son combat de tous les jours, la peur me fige parfois. Comme paralysée, j’ai peur de l’inconnu, je me sens plus fébrile, je tiens moins bien sur mes jambes, je crains le lendemain, j’ai le vertige… mais j’avance.

Au fil des ans, et lorsque tout vient chambouler notre vie tel un ouragan, on fait face à un constat inéluctable : les mécanismes de défense mis en place durant des années ne fonctionnent plus, ils ne sont plus adaptés et nous empêchent d’avancer. Les remises à niveau sont nécessaires et on revoit sa façon d’agir. Trop souvent, et peut-être comme certains d’entre vous, j’ai agis « parce qu’il faut le faire » sans forcément me demander si j’en avais vraiment ENVIE.

Oui, l’envie, le désir sont des moteurs et des instincts qu’il faut écouter et prendre comme guides. Alors certes, le quotidien est rythmé, ponctué par des obligations (plus ou moins funs) mais le reste ? s’écouter vraiment et agir spontanément, sans barrière, ça je crois que je n’ai pas appris, ou du moins j’en ai eu une vague idée à l’adolescence où tout me paraissait facile, fluide et sans parasites.

Ce billet d’humeur, aussi nébuleux soit-il, reflète mon état d’esprit du moment, en pleine mutation. En espérant que 2018 soit plus sereine ou du moins clémente. La peur n’évite pas le danger, tout peut arriver et j’en fais le constat mais ma tâche sera d’affronter mes pires angoisses car après tout, notre pire ennemi, c’est nous.

 

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